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Partenaires et financeurs des actions à Nyot Ou

  • En plus des adhérents et donateurs privés du CCL, cette opération est soutenue depuis 2006 par : le ministère français des Affaires Étrangères et Européennes, l’Union européenne via EUROPAID, la région Ile de France, l’entreprise PGA electronics, l’Ambassade d’Australie à Vientiane, l’Ambassade des Pays-bas à Bangkok, l’association Action de carême, l’association Oxfam Hong Kong
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Améliorer la sécurité alimentaire des minorités ethniques de Nyot Ou

Le développement rural fait partie du cœur des actions du Comité de Coopération avec le Laos. Depuis 1994, l’organisation est active dans la province de Phongsaly, en particulier dans le district de Nyot Ou, situé à l’extrême Nord du Laos, à la frontière chinoise. Considéré comme une zone de développement prioritaire par le gouvernement, il s’agit de l’un des districts les plus pauvres du pays.

Région montagneuse et très enclavée, Nyot Ou est habité par des minorités ethniques, les Yao, les Kheu et les Akha, qui possèdent leur propre culture et leur propre langue. Leur incapacité à communiquer en laotien et leur éloignement des voies de communication principales les rendent très vulnérables. Dans le passé, les communautés dégageaient une partie substantielle de leurs revenus grâce à la culture et la vente de l’opium. Mais la politique d’éradication entreprise par le gouvernement avec succès les prive de cette source de revenus. Et malheureusement, aucune activité économique de substitution viable n’est vraiment proposée pour l’instant. Aujourd’hui, les minorités ethniques vivent principalement de la culture du riz, de la chasse, pêche et cueillette mais dans des conditions très difficiles. Les récoltes suffisent tout juste à nourrir les familles et ne permettent pas vraiment de dégager des revenus pour couvrir les besoins essentiels (alimentation, santé, éducation). Les femmes et les enfants sont particulièrement touchés par la pauvreté.

En collaboration avec les autorités locales, le CCL a choisi de travaillé dans 40 villages considérés comme les plus pauvres afin d’améliorer la sécurité alimentaire des populations. Les actions, menées en consultation et avec la participation active des minorités, visent à favoriser l’accès à une alimentation de qualité et augmenter les revenus. Il s’agit de mettre en place des cultures de riz en terrasse, de diversifier les productions et donc l’alimentation, d’améliorer les voies de communication entre les villages isolés, de faciliter l’accès à l’eau potable, d’encourager l’éducation sanitaire, les soins de santé préventifs et de mieux gérer les ressources naturelles de la forêt.