GofoGo


Participation des minorités ethniques au processus de bonne gouvernance forestière

Description du Projet

 

Le Projet Gofogo doit contribuer à garantir les droits forestiers des minorités ethniques, grâce à une plus grande implication des populations locales dans la gestion de leurs forets et à leur participation accrue aux

processus de prise de décision. Il a aussi pour but de promouvoir le droit des femmes et de renforcer leur rôle dans la gestion des ressources forestières communautaires.

 

L’objectif final du Projet est de permettre aux minorités ethniques d’établir leur propre stratégie de développement – une stratégie durable basée sur un code de bonnes pratiques de gestion forestière et sur la

valorisation des ressources naturelles, et puis d’acquérir une visibilité politique sur les questions de sécurité foncière. Le but est qu’elles puissent faire valoir leurs droits à travers un dialogue clair et constructif avec les autorités gouvernementales.

 Le projet Gofogo est subventionné par la Commission Européenne à hauteur de 300 000 euros. Il s’agit d’un projet de large envergure qui se déploie du nord au sud du pays. Il a vocation à s’implanter dans les 8

districts des 6 provinces suivantes : Luang Namtha (district de Sing),Phongsaly (districts de Ngot Ou et Samphan), Oudomxay (districts de La et Namor), Khammouane (district de Mahasay), Champassak (district de Monlapamok) et Sekong (disctrict de Dakcheung). Ainsi, il doit directement bénéficier aux

habitants des 65 villages des districts visés et demanière indirecte, à l’ensemble de la population de chaque province.

 

Ce projet est porté par l’ONG CARE, en collaboration avec le CCL et les associations locales SODA (Social Development Alliance Association) et CGA (Green Community Alliance). Sur cette action, le rôle du

CCL est avant tout de s’occuper des activités de recherche et développement. Les deux autres partenaires associés au projet sont le LIWG (Land Issues Working Group), groupe et plateforme de réflexion sur les questions de sécurité foncière et la Lao Bar Association, expert en conseil juridique.

 

Déroulement du Projet

 

Le Projet Gofogo au Laos se décline en 3 volets :

 

  • Appuyer les autorités locales de chaque province dans leur politique de développement rural (réduction de la pauvreté et protection des ressources naturelles), les encourager à respecterle droit des peuples autochtones à disposer d’eux-mêmes et à promouvoir le droitdes femmes. Concrètement, il s’agit de sensibiliser les autorités lao aux problèmes qui se posent pour les minorités ethniques des six provinces en matière de sécurité foncière et alimentaire. En prenant part à ce projet, le CCL s’engage à soutenir le processus de bonne gouvernance politique et la réforme démocratique qui sont en marche.

 

  • Travailler à la consolidation de la société civile lao : favoriser l’émergence de la société civile, l’aider à se structurer et renforcer ses capacités d’action. Cette action sera menée sur le terrain par CARE, en collaboration avec les partenaires susmentionnés et, nécessite un temps de recherche non négligeable.

 

  • Le troisième volet porte sur la mise en relation des différents acteurs et parties prenantes au projet. Il s’agit de construire un véritable dialogue entre les communautés ethniques et les différentes délégations gouvernementales, gage d’une meilleure garantie des droits forestiers des minorités et de leur état de sécurité alimentaire. Des sessions internes réunissant tous les membres du consortium GofoGo (LIWG, CARE, SODA, CGA, LBA, CCL), se tiendront tous les 4 mois pour évaluer la progression du projet, partager les retours d’expérience dechacun des partenaires présents sur le terrain et analyser les résultats. Puisqu’il s’agit d’une démarche participative, les acteurs extérieurs au consortium et, tout aussi impliqués dans le Projet, seront invités lors desession spéciales, à dialoguer avec les différents acteurs en présence. Ils seront ultérieurement invités à visiter des villages « modèles », ayant bénéficié de l’action Gofogo. Ainsi, ils pourront directement juger des progrès réalisés. Les autorités locales (gouverneurs de district et province), les agences gouvernementales centrales (Ministère de l’Agriculture et de la Forêt, Ministère de la Justice, Ministère des Ressources Naturelles et de l’Environnement) et des élus de l’Assemblée Nationale seront sollicités par le consortium tout au long du Projet, en particulier par le LWIG car il réunit les voix de la société civile sur les questions de sécurité foncière et représente les intérêts des minorités ethniques auprès des instances gouvernementales.